• j'ai toujours peur de ne pas avoir le temps. de ne pas savoir profiter, etc, etc. moi, mon rêve, ça a toujours été de voyager, de faire des trucs, alors pour ce qui est de mon adolescence, mon désir est de ne pas la gâcher.

    je veux bouger, créer, découvrir, sortir, capturer, composer, inventer, marcher pendant des heures, m'endormir à l'extérieur, photographier les étoiles

    et quand je ne fais rien de tout ça, je me sens vide

    pourtant, j'ai déjà fait ça pendant des années, après tout, ne rien faire de très concret.. mais j'ai quand même ce besoin d'avoir quelque chose à faire, et d'encrer en moi ce destin qui rendra mon existence bien remplie, comme si à ma mort, ça serait écrit sur mon CV.


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  • j'avais acheté, il y a des mois de cela, un ensemble de trois carnets, pour une somme modique de quelques euros, bref, c'était l'affaire.

    le premier avait servi à garder une trace de mes compositions ; je jouais peu, je composais encore moins, mais quand ça arrivait, il fallait que laisse une trace de ça quelque part, ou mon esprit en aurait oublié la moitié la journée qui aurait suivi.

    le second, de couleur bleue, avait réussi à renfermer cette partie froide et limpide de moi-même ; j'y ai noté mes idées noires pendant quelques mois, car il était impossible pour moi d'extérioriser autrement. aujourd'hui, il m'est toujours difficile de réouvrir ce carnet, puisqu'il contient, au fond de lui, ce qui aura été, jusqu'ici, l'épisode dépressif le plus difficile de ma vie. (voir mon précédent article, dans lequel je parle de mon trouble bipolaire)

    il me restait un carnet, alors j'ai décidé de mélanger l'usage des deux derniers ; j'allais penser pour créer, j'allais créer pour penser.

    j'ai recommencé à prendre des notes.


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  • il parait que la vie nous condamne, d'une certaine façon, à être rythmés par des courts épisodes, qui, au final, constituent plus ou moins les chapitres de nos histoires personnelles et qui, d'une façon inévitable, nous constituent pour l'éternité vaste qui dépasse l'âge de notre existence.

    en bref, ce que tu fais en ce moment, comme tout ce que tu auras fait jusque ici, sera accompli, gravé en toi, et il n'y a rien que tu puisses faire pour changer cela, même un détail serait impossible à régler. alors tant pis s'il y a de la poussière sur l'objectif qui aura immortalisé tes souvenirs, tant pis s'il y a des choses que tu regrettes, que tu te refuses. ils seront toujours là et feront partie de toi, quoi qu'il advienne.

    je dis —j'écris— cela, parce que je n'ai pas grand chose d'autre à réaliser, actuellement. je suis un être qui passe la moitié de mon temps à se morfondre, à culpabiliser, à essayer de se rattraper, d'oublier, et l'autre à, pourtant, lever le menton et avancer, le pas certain et le regard fixe, sans jamais me retourner, excepté si ce n'est pour remercier mon passé et ce qu'il à fait de moi.

    je ne sais pas ce qui faisait que j'alternais, entre ces deux — ou trois — moi, qui au final avaient chacun, un regard différent sur les situations passées, présentes ou futures, et qui gravaient chacun des expressions différentes sur mon visage, des sentiments plus ou moins anodins, plus ou moins présents.

    et c'est là que reviennent les épisodes.

    c'est ça ; à force d'essayer de comprendre mes épisodes, j'en étais devenue un.. ou plusieurs. je changeais déjà, avec le temps, en grandissant, puis je suis vite devenue le changement en lui même, incapable de maitriser mes émotions, mes ressentis ; j'étais prisonnière mais il en était ainsi.


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  • Ces clichés qui se font sur internet et les réseaux sociaux

    Ces derniers temps, je me surprends à me plaindre de plus en plus de l'art du cliché, en même temps, que voulez-vous; je le croise partout. Pourtant, mon dernier coup de gueule se porte quand même sur le monde de la toile, des réseaux sociaux, tout ce petit bordel que vous devez connaître. En même temps, tout me le permet, entre des exemples qu'on nous fait passer en cours ou encore des événements récents de ma vie personnelle, y a pas mal de sujets que j'aimerais mettre sur la table, bien que vous soyez au courant, cet article peut vous être bien utile si vous ressentez le besoin de faire passer un message a un proche. 

    Bon, j'vais vite rentrer dans le vif du sujet, espérant ne pas être la seule a entendre les idées que se font les gens en général sur les rencontres irl/ivl, ou encore pas être la seule à être entourée des personnes qui feront pas la différence ami ivl/pédophile. Alors oui, j'emploie ces mots, mais désolée, c'est ainsi qu'on m'le dit. "Tu ne le connais pas, tu ne peux pas lui faire confiance." Stop, oui, un écran et peut être des tas de kilomètres te séparent d'une personne, mais ça changera rien au fait que ça soit une bonne personne, au fond d'elle.

    Les gens sur internet sont des pédophiles 

    Non. Non. Non. J'en parlais déjà plus haut, mais il faudrait songer à arrêter de croire que tout le monde vous veut du mal. Ça existe, ce genre de cas, oui. Mais c'est tellement rare !  Puis, y a plein de trucs qui vous prouvent le contraire, comme si vous songez un jour a faire un skype avec cette personne. Puis si vous avez des doutes, googlez sa photo de profil, c'est une base du stalk les gars.

    Les gens qui traînent sur internet sont des gens comme vous et moi. Les psychopathes sont là, okay, mais ne voyez jamais le mal partout, internet c'est avant tout un endroit génial, soyez méfiant, oui, mais s'il vous plait, quelqu'un qui vient vous voir peut aussi être quelqu'un de simplement amical.

    Les réseaux sociaux vous éloignent de la vraie vie

    On s'arrête tout de suite sur ce cliché fou de celui qui passe sa vie sur les réseaux sociaux à en oublier sa vie du "monde réel". On fait aussi cet amalgame avec les joueurs de jeux vidéos (et mon dieu que ça me gave, ça aussi), et pourtant non, les réseaux sociaux sont plus un complément de vie qu'une autre vie elle-même. Puis, si vous n'avez pas de "vraie vie", que raconter sur les réseaux sociaux ?

    Je sais que beaucoup passent BEAUCOUP de temps sur les réseaux sociaux et moi la première, je ne pense pas passez une heure sans actualiser mon fil Twitter. Pourtant, c'est un moyen excellent pour retrouver vos "vrais amis" là dessus, avoir des sujets de conversation avec eux. 

    Vos photos que vous postez sont là pour la vie

    C'est pas forcément un cliché, ça, c'est vrai. Tout ce que vous postez sur la toile restera sur la toile, sur un serveur, accessible pour une durée de temps qui serait dite affreusement longue, surtout si vous attendez un bug, du genre bug de l'an 2000. Le truc, c'est que souvent après cette info, on ajoute le "même si vous les supprimez, elles seront encore accessibles, vos futurs patrons peuvent trouver ça et ça peut ruiner votre avenir".

    Alors déjà, je tiens a préciser que si vous supprimez l'image, elle restera sur un serveur mais sera rendue assez difficile d'accès. A moins que votre patron ait de méga-notions en hack pour pirater les serveurs de Facebook (et aussi une IMMENSE détermination pour ne pas vous embaucher), ce genre de problème n'arrivera quasiment jamais.

    Les relations a distance ne tiennent pas

    J'avais besoin de mettre a plat ce sujet aussi parce que j'ai l'impression que c'est vachement d'actualité autour de moi. (we don't know why)

    Je connais des tas et des tas de couples qui sont ensemble à distance. J'sais que pour chacun d'eux ça a pu être difficile d'en parler, et pourtant maintenant la plus part sont ensemble depuis un petit moment et ont déjà franchi les limites de l'ivl. 

    (Et si vous n'êtes toujours pas rassurés, sachez que je suis avec mon copain depuis près de six mois et que ce ne sont pas 520km qui nous empêchent de nous aimer)

    Bref, tout ça pour vous dire de ne jamais rester sur les idées déjà faites à propos de tout ça, vérifiez par vous même (et c'est valable dans la vie en général, ça). Vivez, merde.

    Ré-uplaud d'un article de longue date, qui était disponible il y a (trop) longtemps, sur mon ancien blog. Il me fallait le ré-utiliser, il aurait été dommage de gâcher ça.


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